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ISSN: 2283-303X

Remarques sur l’état des installations DOBIS/LIBIS en Italie jusqu’au mois de février 1983


Communication présentée à la « IIe Conférence internationale du Groupement des utilisateurs DOBIS/LIBIS », Paris, Musée de la Poste, 17-18 février 1983
di Francesco Dell'Orso (in linea da gennaio 2016)

 

Je travaille comme assistant de bibliothèque dans le service pour l’automation des bibliothèques de l’Université de Pérouse. Pourquoi m’a-t-on demandé de faire un état des lieux des installations DOBIS/LIBIS en Italie ? Cette demande est justifiée en premier lieu parce que c’est en Italie que se trouve le plus grand nombre d’utilisateurs DOBIS/LIBIS au monde.

Ensuite, j’ai été consulté parce que l’Université de Pérouse a peut-être été le premier organisme à acheter le DOBIS/LIBIS en Italie et à l’avoir longuement expérimenté : elle est donc encore la réalisation italienne la moins arriérée, ayant enfin commencé à utiliser le programme de façon productive et ayant en même temps fermé les anciens fichiers. En outre, j’ai séjourné pendant deux mois à l’Université Catholique de Louvain ce qui, outre les relations amicales que j’ai pu nouer avec certaines personnes qui y travaillent, m’a permis d’acquérir des connaissances et des expériences que je n’aurais pas pu vivre en Italie. Enfin, c’est à l’Université de Pérouse que, à la fin de janvier dernier, a eu lieu la première réunion des utilisateurs italiens.

Onze institutions ont acheté les programmes DOBIS/LIBIS en Italie (voir la liste ci-jointe). Seulement trois d’entre elles ont commencé une activité productive pour ce qui concerne le catalogage, mais la consistance de leurs bases de données peut signifier quelque chose d’un point de vue qualitatif et non quantitatif.
Pourquoi un tel retard dans l’état des installations italiennes ? Quelques-unes des raisons pourraient être les suivantes :

    1. Tout le domaine des bibliothèques et de la bibliothéconomie en Italie est fortement en retard par rapport à la plus grande partie des autres pays, malgré notre patrimoine historique. Ce n’est pas une justification, mais il faut bien le constater.

    2. Dans plusieurs cas, DOBIS/LIBIS a été acheté sans qu’il y ait un intérêt  particulier de la part des bibliothécaires, qui ont souvent été consultés lorsque le choix avait déjà été effectué. Très souvent, il n’existait même pas de véritable projet pour l’informatisation des services bibliothécaires.

    3. IBM Italie, après avoir parfaitement joué son rôle en vendant les programmes, n’a pas été si efficace lorsqu’il s’est agi de répondre aux questions posées par les utilisateurs venant de découvrir que le système n’était pas tout à fait prêt à l’usage comme on le leur avait fait croire.

    4. Beaucoup d’installations ne disposent pas encore d’un informaticien travaillant sur le DOBIS/LIBIS à temps plein.

On a consacré beaucoup de temps pour connaître, puis adapter le système de façon qu’il puisse donner des résultats de catalogage adaptés à la réglementation italienne. Dans ce domaine, nous pensons qu’un niveau satisfaisant a désormais été atteint. Un guide de catalogage (rédigé par Maria Pia Toni et moi-même) est également disponible.

 

Les résultats d’un questionnaire rempli par les utilisateurs italiens nous disent que :

    - en général, ils ne partagent pas leur système avec d’autres organismes, même s’ils définissent leurs installations comme un réseau[1] ;

    - la plupart d’entre eux veulent conserver, du moins au début, un fichier traditionnel ;

    - toutes les institutions, sauf l’Université de Pérouse, disposent de leur propre Service informatique[2];

    - ils n’ont pas apporté d’importantes modifications au DOBIS/LIBIS, ni d’extensions ou personnalisations notables;

    - ils ont encore beaucoup de problèmes concernant la maîtrise technique des programmes ;

    - leur activité de production démarrera en 1983 et surtout en 1984.

 

La récente réunion de Pérouse avait pour but de donner aux utilisateurs italiens une possibilité de se rencontrer pour connaître les problèmes de chacun, pour chercher à fixer des exigences et des intérêts communs et aussi en vue de cette réunion de Paris. On peut penser que ces buts ont été pratiquement atteints.

Nous avons créé un secrétariat national auprès du C.S.A.T.A. de Bari, nous avons déjà eu une rencontre de bibliothécaires à Bologne et une autre aura lieu à Rome début mars. Voici les demandes formulées pendant la réunion de Pérouse, dont la liste m’a été transmise par Gianni Montanari d’IBM-Italie.

    a) en ce qui concerne les matériels IBM, il serait souhaitable que la table des matières soit plus articulée et qu’il y ait un schéma logique des liaisons entre les programmes pour faciliter leur modification. Cette demande a peut-être déjà été satisfaite dans la prochaine édition des manuels,

    b) on souhaite un véritable contact entre le Secrétariat international du mouvement et le nôtre,

    c) les APARS devraient être transmis plus rapidement et avec plus de soin et, si possible, ils devraient être adressés directement aux utilisateurs ou au Secrétariat national. La méthode de transmission adoptée jusqu’à présent ne fonctionne pas parfaitement,

    d) on aimerait que les intégrations suivantes soient insérées dans la version officielle distribuée par IBM :

  • le programme rédigé par l’Université catholique de Louvain permettant la conservation des signes diacritiques pendant la correction des entrées dans la mise à jour du fichier (Catalog Maintenance, Correct Access Point File Entry), (DOBIS 1.2),

  • une modification au programme DB432/ACTIO14 afin d’obtenir l’impression de la note concernant les ‘fonds’ dans l’information de l’exemplaire (cette modification aussi a été réalisée par l’Université de Louvain),

  • une modification du programme DB418/VSELECT permettant d’établir une correspondance correcte entre les choix effectués ‘on-line’ et ce qu’on peut obtenir d’imprimé : par exemple les entrées secondaires et les titres de collection,

  • des instructions précises pour la modification des niveaux d’autorisation.

Nous avons aussi d’autres problèmes dont nous souhaitons la résolution et qui pourraient intéresser d’autres utilisateurs, de même que nous serions bien heureux de savoir que quelqu’un d’autre s’y intéresse et, qui sait, travaille en ce moment sur les points que voici :

  • nous aimerions que les renvois soient imprimés,

  • que des renvois figurent aussi dans les fichiers des éditeurs et des codes de classification,

  • que le système empêche d’utiliser une entrée avec un envoi du type ‘voir’,

  • nous aimerions bien que les relations entre les documents (Relationships) soient visibles sur les écrans de la « Full information », par leur code d’abréviation, et du « Document summary » pendant les corrections de catalogage,

  • nous aimerions pouvoir conditionner chaque fois en ligne la permutabilité des ‘subfields’,

  • qu’une Action soit écrite pour sélectionner seulement le ‘subfield a’ d’une entrée, de sorte qu’on puisse obtenir, par exemple, des entrées secondaires brèves pour les titres,

  • nous aimerions que l’on puisse ajouter des lignes, et pas seulement des caractères dans une ligne, dans la zone des notes bibliographiques,

  • nous souhaitons aussi que le catalogage des œuvres en plusieurs volumes soit amélioré, et que la limite de trente exemplaires pour un document soit dépassée.

Enfin, une meilleure fiabilité des versions des programmes officiellement distribués constitue-t-elle une véritable requête ?



[1] Seuls la Province de Trente et le C.S.A.T.A. de Bari acceptent différents organismes dans leurs réseaux : le service fourni par la Province de Trente est entièrement gratuit pour les bibliothèques situées sur son territoire.

[2] L’Université de Pérouse est aussi la seule qui n’ait pas encore acheté le LIBIS on-line et qui utilise encore, ainsi que le C.S.A.T.A., le Dobis 1.1 et le Libis-batch 1.0 sous C.I.C.S. 1.4.

 


Trascrizione (con correzione dei refusi) dal dattiloscritto originale effettuata nel gennaio 2016 da Odile Martinez Dell'Orso. In ESB Forum sono disponibili anche ulteriori digitalizzazioni di testi inediti di Francesco Dell'Orso.
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